Marc Liebeskind

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Projet Indien


Après 20 ans de Jazz, à la recherche de nouvelle sonorités, je découvre, au cours de mon premier séjour à Bénarès, en 1997, la musique classique de l’Inde du Nord (MCIN). L’architecture musicale, associée à la dimension spirituelle de cette musique, sa profondeur ainsi que son développement grammatical produisent chez moi une émotion réelle qui va jusqu'à transformer mes aspirations musicales.

Nikhil Banerjee    

Mon Instrument

Jouant de la guitare depuis 25 ans, il m’est, alors, venu l’idée de concevoir une guitare qui puisse répondre à mes aspirations.

Il s'agit de la Sit-guitar, instrument à 16 cordes (voir conception)

"Through music you express yourself....My approach to music is very deep. I do not compromise with anybody or anything else in the world. A musician must lift up the souls of the listeners, and take them towards Space."

Nikhil Banerjee.

Nikhil Banerjee    

L'architecture musicale, associée à la dimension spirituelle de cette musique, sa profondeur ainsi que son développement grammatical produisent chez moi une émotion réelle qui va jusqu'à transformer mes aspirations musicales.
L'écoute de Nikhil Banerjee a certainement contribué à me donner envie d'étudier cette musique - Marc Liebeskind.

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Mon Apprentissage 2001-2007

Mon apprentissage de la musique classique de l’Inde du Nord ne s’est pas fait sans peine. De par ma formation de musicien professionnel et d’enseignant, je partais avec une exigence précise et des attentes réelles. Il m’a fallu rechercher un maître  pendant des années. Au cours de cette quête, j’ai étudié avec Amar Nath Mishra et Raj Ban Singh (sitariste de Bénarès) Vikaj Maharaj (sarod de Bénarès) Vinod Lélé (tablaiste de Bénarès), Sabri Khan (sarangi de Delhi), Roy Chaudury (Sarod) de Delhi et Atul Upaydhe (violoniste de Pune). J’ai, par conséquent, sillonné l’Inde, et vécu à Bénarès, Delhi, Pune, et Calcutta pendant plus de trois ans et demi. Mais ce ne fut, réellement, qu’en 2004, que ma rencontre avec Kushal Das, sitariste de Calcutta, fut déterminante. Ma quête prenait alors tout son sens.

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Mon Projet actuel indien

La musique indienne est une des plus ancienne musique du monde c’est également un outil de médiation pour réalisation de soi. Pour un Indien, elle est dévotionnelle. Elle est basée sur un système modal. Ces modes ont pour effet d’évoquer des sentiments allant de la joie à la tristesse selon l’occasion, mais aussi selon le moment de la journée. Elle s’appelle Musique Hindoustany ou musique classique de l’Inde du Nord. Cette musique basée sur les “Nava Rasas »(les 9 sensations ou sentiments), raga (mélodie) et Tala (rythme). Il n’y a pas de modulations ou des éléments de structures comme on peut en trouver dans la musique Occidentale. Il est important de noter qu’elle est essentiellement basée sur l’improvisation avec des paramètres similaires au jazz bien que fonctionnant avec une logique différente.

 

 

Aujourd’hui, le but de mes projets est d’allier la profondeur, la dimension spirituelle ainsi que les paramètres rythmiques et mélodiques intrinsèques aux ragas, avec parfois une écriture tonale, en utilisant mon expérience de compositeur et d’improvisateur de jazz. Je veux aussi associer mes diverses expériences musicales passées et présentes, c’est-à-dire, utiliser  également les paramètres des musiques africaine et occidentale.  (Lien mp3)

 

Eveil_DrizzleDroplets_MICR_2011  

 

En 2001 le groupe Between, avec Stephan Rigert, fut le 1er projet associé à des musiciens Indiens. Le groupe était composé de 7 musiciens dont  deux musiciens africains, un Jamaïcain, deux indiens et deux suisses). Je suis l’auteur de la majorité des compositions. Et suite à nos tournées en Allemagne et en Suisse, nous avons enregistré le CD « Between».

Par la suite, en 2008, je m'associe aux musiciens indiens Nabankur Bhattacharia et Sukhdev Prasad Misrha pour créer le Groupe GendeRevolution. Un premier CD "GendeRevolution" est produit sous le label New Healing Sounds (NHS).

La création de Drizzle Droplets m'a permis de poursuivre l'aventure musicale. Non seulement, GendeRevolution se produit en trio, voire en duo (sit-guitare et tabla) mais, grâce à Drizzle Droplets, le groupe s'enrichit des danseurs chorégraphes Maitryee Mahatma et Filibert Tologo.

 
l'Eveil de Drizzle Droplets au MICR

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Mes Réalisations

    • 2011 Création de "le Retour de Ganga". Drizzle Droplets souhaite faire appel à une notion oubliée du Kathak, celle des troubadours d'autrefois qui passaient de village en village pour narrer les légendes. L'association décide de réintroduire les mots et de les associer aux mimes, à la danse, et à la musique. Pour ce faire, Drizzle Droplets fait appel à un conteur (Pierre Rosat) puis à un comédien (Mathieur Chardet) pour narrer la naissance, et le retour des eaux sacrées du Gange. Spectacle avec avec Nabankur Bhattacharia (Tabla), Sukhdev Mishra (Voix et violon), Filibert Tologo (danse africaine contemporaine), Maitryee Mahatma (danse kathak traditionnelle), James Rosset (SAJEM Lighting)
      Laurence Zulianello (conception, production). Création pour le Festival de la Cour des Contes, Plan-les-Ouates, le 12 mai. Repris pour le Festival des Musiques de l'Aube.
      © Drizzle Droplets, 2011
    • 2011 Création de "l'Eveil" . Projet de l'Association Drizzle Droplets, avec Nabankur Bhattacharia (Tabla), Sukhdev Mishra (Voix et violon), Filibert Tologo (danse africaine contemporaine), Maitryee Mahatma (danse kathak traditionnelle), James Rosset (SAJEM Lighting)
      Laurence Zulianello (conception, production). Présenté du 15 au 21 avril au Musée International de la Croix Rouge. © Drizzle Droplets, 2011
    • 2010 Création des "Paquis...d'Envies" - Réveil en Territoires Sonores avec Nabankur Bhattacharia (Tabla), Sukhdev Mishra (Voix et violon), Filibert Tologo (danse africaine contemporaine), Maitryee Mahatma (danse kathak traditionnelle), James Rosset (SAJEM Lighting),
      Laurence Zulianello (conception, production). © Drizzle Droplets, 2010.
    • 2009 Performances GendeRevolution et Danse. Introduction à la gestuelle.
    • 2008 Performances musiques et Danse. Introduction à la gestuelle.
    • 2008 Concerts en Suisse, en France et en Inde avec Nabankur Bhattacharia (Tabla) et Sukhdev Mishra (Violin
    • 2007       Concert à Bénarès, Calcutta et en Suisse avec Sandip Ghosh et Nabankur Bhattacharia (Tabla)
    • 2005       Concerts à Goa et Pune avec Julien Di Maiolo (Tabla)
    • 2004       Concert à Delhi avec le groupe Kashik
    • 2003       Concert à Hyderabad avec Rakesh Chaurasia (flute) et Bhavani Shankar (Pakawaj)
    • 2002-03   Concerts à Bombay avec Rupak Kulkarni (flute) Pradipto Sengupta       (mandoline), Amit Satyajit Talwalkar (tabla), Mukul Dongare (drums)
    • 2002       Concerts à Benares avec Vikaj (sarod) et Apu Maharaj (tabla)
    • 2001       Concert à Delhi avec le groupe Tassir, (soufi music)

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Le Concept de Raga Indien

    Le concept est défini par le RAGA, qui signifie en sanskrit; passion, couleur, et attachement.  Chaque raga est une combinaison particulière de notes, avec des ornementations.  Il est structuré en plusieurs parties :

    -Alap : élaboration lente du raga, sans rythme, (pas de tabla) alap signifiant introduction en sanskrit,  L’alap requiert une parfaite connaissance du raga, par ailleurs son exécution est très difficile.


    -Jor : ici est introduite une pulsation rythmique de base par l’instrumentiste. C’est le moment caractéristique du passage entre le tempo lent et le tempo medium. Il n’est pas composé de cycles définis est n’est jamais  accompagné par le tabla.


    -Jhala : c’est le mouvement  final de l’élaboration de l’introduction, avec un rythme très rapide ou alternent le chikari et les cordes pricipales qui permet des permutations entre le rag et le tala. Cette conclusion est devenue une conclusion obligatoire d’un concert instrumental

    -Composition sur cycle rythmique ;   le ¨TABLA¨ (percussions) rentre avec l’instrumentiste, sur un cycle rythmique bien précis, et donne vie au raga, un échange ou dialogue se crée entre les deux musiciens.  jusqu’à parfois arriver à une fin très rapide qui s’appelle aussi Jhala.

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