en tant que musicien

Atman Project

Marc Liebeskind

Atman Project est né de la rencontre du guitariste genevois Marc Liebeskind (sit-guitar) avec le joueur de flûte bansuri Guillaume Barraud à Paris en oct 2009. Ces deux musiciens versatiles se sont tous les deux consacrés à la musique classique indienne durant ces dix dernières années et leurs musicalités respectives convergent sur de nombreux aspects…c’est donc par amitié et conviction qu’ils ont unis leurs talents aux côtés de celui du joueur de tabla et multi-percussionniste Prabhu Edouard.

Atman Project réalise la parfaite symbiose entre Inde et Occident, écriture et improvisation, modernité et éthnicité. Ce métissage musical s’exprime sous une multitude de facettes: la richesse des sonorités, le mariage des timbres, la création d’un instrument hybride appelé “sit-guitar” (une guitare acoustique 16 cordes proche du sitar) et un discours d’improvisation mêlant les inflexions et la profondeur de la musique hindoustanie à l’esthétique jazz… Le trio s’évertue à innover et opère ainsi une révolution du genre. Au travers des compositions originales signée par Marc Liebeskind, il véhicule l’Atman, le souffle vital et initiateur d’une musique universelle et magique…


Sit Guitar

Marc Liebeskind

2008

Viva la Musica, Jean Firman
C’est le dernier disque sorti des tenaces forges aimantes du guitariste Marc Liebeskind. Il a mis bien six ans, lui venu jadis du rock puis des cataractes du jazz, ayant pénétré longuement la course insaisissable des tempo liquides des griots ouestés d’Afrique et plus loin le taffetas moiré de Bénarès la vibrante qui bouge; il a mis bien six ans à transformer généreusement comme un boguet vivant sa guitare pour qu’elle se rapproche au plus près (sans rien trahir et restant entièrement elle-même) de l’intarissable sitar, pour qu’elle danse et chante aussi bien que le chat siamois de Bouddha quand il rugit jusqu’au huitième de ton sur le Gange. Alors à bout portant voici une galette que vous pouvez vous procurer par le portail www.marcliebeskind.com. Vivement je vous la conseille pour le bonheur de vos sens, pour le violon royal de Sukhdev Mishra, pour le ngoni incandescent d’Andra Kouyaté, pour le bendir sans fond d’Amar Toumi, pour le bougarabou arc-en-cielé de Christophe
Erard, oui je vous la propose cette galette, si vous ne craignez trop le plaisir car elle offre de rares détails tournoyants d’amour et va jusqu’aux cercles rapides redoublés qu’au brûlant Mexique ne magiquaient aisément jusqu’ici que les sorciers Yaquis et avant Hitler peut-être certains sons demi-fous de la tsitre bavaroise. Musique du monde enfin sans cochonneries vendeuses. Sans ratatouilles glaireuses. Sans people & bidouilles. Juste au son pur, nous y sommes.


Cameleon

Taffetas

2007


Taffetas

Taffetas

2004

Deux musiciens suisses, le guitariste Marc Liebeskind et le contrebassiste Christophe Erard, s’allient avec le joueur de kora guinéen Ibrahima Galissa et tissent ensemble une musique dans laquelle l’esprit mandingue, l’intelligence improvisatrice du jazz et les allants mystiques de la musique classique indienne se croisent et se complètent avec raffinement”


Little Big Beat

C. Turchi, C.Chambet, C.Calpini, M. Liebeskind, L.Tardin

1997


SnowMoe

Marc Liebeskind 4tet

“D’Irène Schweitzer aux frères Sherer, la scène helvète n’est pas avare de bons musiciens . Pour autant existe-t-il un jazz suisse, une façon de jouer qui leur est propre ? Sans doute non.. En tout cas, là n’est pas la qualité décisive de ce quartette de configuration et d’interprétation tout à fait classique. A savoir, un saxophone lyrique dérivé du bop, une batterie au drumming touffu, à la fois vive dans les relances et capable de se faire plus discrète, une contrebasse en poutre principale de l’édifice, comme souvent, et la guitare du leader aux progressions harmoniques très lisibles mais tout aussi capable de briser les lignes ou de prendre en charge des aspects plus clairement rythmique. Le tout sur des compositions originales plutôt bien écrites, construites sur des mélodies faciles à fredonner, allant de l’évocation à peine voilée des grandes heures de tous les jazz passées aux digressions plus contemporaines , quitte à en oublier pour quelques mesures le tempo conducteur. Juste du jazz, comme nombre l’entendent.


Duvida

Marc Liebeskind 4tet

1993

A l’heure où il devient de plus en plus difficile de ne pas céder aux modes, voilà un guitariste dont on reconnaît instantanément le son. Ça n’a l’air de rien un son : une vibration un peu électrique mate et ronde à la fois, comme un claquement moelleux. Là est son talent. Dans cette façon de tracer son propre chemin de musiques. Marc Liebeskind avait déjà impressionné par un premier disque « Uma Chamade Brasileira ». Un second album, « Duvida » vient de paraître. A la tête d’un quartet il poursuit son exploration sur des musiques presque mystérieuses. La joie encore, mais nymbée dans quelque « duvida » ces doutes qui sont aussi des étincelles heureuses.


Uma Chamada Brasileira

Marc Liebeskind 4tet


en tant que producteur

N‘naniba

Fatoumata Dembélé

2007

Produit et arrangé par Marc Liebeskind au plus près de la tradition mandingue. Les musiciens de Taffetas, Marc Liebeskind, Christophe Erard et Nana Cissokho, sont aussi de la partie ainsi que Mamadou Zerbo au n’goni, Nabankur Bhattacharya au tabla, Allaye Diarra au balafon et Ibou N’Diaye avec le sabar. Son CD commence avec un morceau arrangé (Nanfoulé) avec kora, guitare, basse, tabla et flûte.


Group XIII

Stefano Saccon

2014

Cet album est le dernier enregistrement effectué et mixé par Marc Liebeskind avec son “Nomad Hip Studio”

Dernier projet du saxophoniste genevois qui réunit des musiciens exceptionnels autour de compositions originales d’influences très diverses (tango, ethno, funk, jazz ECM). Toujours à l’affut de mélodies lyriques, Stefano Saccon propose avec ce 5tet une musique hautement pulsée et très communicative

Alfio Origlio (Grenoble)
Né en 1967, explorateur de nombreux courants musicaux, le grenoblois Alfio
Origlio est un pianiste multipliant les tournées et collaborations avec des
artistes prestigieux comme:
Salif Keïta, Bobby Mc Ferrin, Manu Katché, Me’shell Ndegeocello, Pino
Paladino, Chris Potter, Michel Jonasz, Henri Salvador, Keziah Jones, ErikTruffaz, Daniel Humair, Pierre Bertrand, Didier Lockwood , André Ceccarelli, Daniel Mille, Ernie Watts, Nathalie Dessay, Michel Colombier, Michel Legrand, Bob Mintzer…), il est également un compositeur prolifique au style très personnel.

Julien Feltin (Lausanne)
Cela fait plus de 20 ans que le guitariste Julien Feltin mène ses propres projets ( Les Vautours, Around Bill Frisell 6tet ) et accompagne des artistes aussi variés que Liane Foly, Yael Naim, Malia, Bernard Lavilliers, M, Christophe Maé, Aloe Blacc, Randy Brecker, ou encore Eric Legnini. Il a également la chance de participer à des tournées mondiales avec certains de ces artistes (Yael Naim et Malia).
De culture plutôt rock, il est très vite attiré par le jazz. Il part pour New York où il suivra notamment l’enseignement du guitariste John Abercrombie.
Très actif en studio d’enregistrement (il collabore fréquemment avec le producteur André Manoukian), il reste toujours présent autant sur la scène jazz que sur la scène pop/rock.
Du big band au duo intimiste, Julien Feltin est un guitariste dont la musicalité et la sensibilité sont très appréciées.
Il enseigne la guitare à l’EJMA, école dans laquelle il occupe également le poste de Doyen de la section Cordes.

Christophe Chambet (Genève)
Il commence la musique à l’age de 7 ans, en prenant des cours de guitare classique.
Il forme son premier groupe de Rock alors qu’il n’a que 13 ans et prend naturellement la guitare électrique.
A l’adolescence, l’album « Black Market » de Weather Report, vient un peu changer ses projets de « guitar Hero », il troque sa guitare ; son instrument sera la basse et Jaco Pastorius, une de ses principales inspiration pendant une longue période d’apprentissage.
Il s’installe ensuite à Paris pour y étudier à l’American School of modern music.
Après une année aux Antilles passée à naviguer et jouer de la basse, il s’installe à Genève et commence à y travailler.
Il participe à de nombreux projets en studio et sur scène, compose, produit et joue ou a joué notament avec Erik Truffaz Quartet, Malia & André Manoukian, Mobile in Motion & Alain Bashung, La Grande Sophie, Dress, Moncef Genoud Trio, Youssou N’Dour, Bob Berg

Andy Barron (Vienne)
Débuts avec le Big Band « Doncaster Youth Jazz Orchestra » de renommée internationale, tournées dans les plus grands festivals de jazz européens (Montreux, Nice…), et régulièrement nominé « meilleur Big Band de jeunes musiciens du Royaume-Uni ».Sélectionné pour jouer avec «Eurojazz» en 1981.
Installation à Londres en 1984 et enregistrements et concerts allant de la variété au jazz dans toutes ses formes avec : Cat Anderson, Al Grey, Ronnie Scott, Dominic Miller (guitariste de Sting ), Mark King et Mike Lindup (Level 42), Nigel Kennedy ( plusieurs tournées et enregistrements dans ses « Jazz Quartets »), Niels Hennings Pederson, Julia Fordham aux côtés de Manu Katché et de Vinnie Colaiuta dans l’album « Swept » (Circa Records), Peoplespeak, John Surman, The Blessing, London Contemporary Dance Theatre, Stan Sultzman, etc.
Professeur de batterie à l’école de jazz lyonnaise « A.I.M.R.A » : concerts et master classes avec Mario Stanchev, Rick Margitza, Kenny Werner, John Scofield , Steve Swallow.
Depuis son installation à Vienne il joue avec tous les plus grands noms du jazz français.


Layidou

Madou Zerbo

2009

Musiciens :

Madou Zerbo : voix, kamelen n’goni, karagnan, shaker. Adolphe Kinda : balafon, djembé, kenkeni, doudoumba, baram calebasse, maracas. Adama Koné : balafon. Marc Liebeskind : guitares acoustique et électrique, sit guitare, basse, calebasse, shaker. Yael Miller : back vocal Cédric Asséo : flûte peul. Christophe Chambet : basse sur Dibi.

Ces enregistrements ont été co-composé et arrangé par Adolphe Kinda et Marc Liebeskind

Le Donzon N’Goni est l’un des trésors d’Afrique, c’est un instrument de musique clé de la culture des Griots et du monde des chasseurs, confrérie dont cet instrument est l’emblème. Il était l’instrument d’accompagnement des récits de chasse, des jeux musicaux entre chasseurs, des louanges mais également de la médecine traditionnelle. Depuis le 13ème siècle certaines de ces musiques étaient alors réservées aux rois et aux chasseurs.

Madou Zerbo n’est pas un chasseur, il a d’abord appris le Kamele N’Goni, instrument réinvesti par les jeunes musiciens dans les années 70 désirant l’explorer hors du cadre traditionnel. Mais, de part sa naissance, Madou Zerbo a appris avec sa grand mère , depuis son plus jeune âge, sa fonction de djeli, (griot en mandingue). Ce djeli qui se démarque du commun des mortels par la parole et aussi par son instrument et la musique qu’il joue avec, qui est le support de son message.

Madou, en tant que griot traite de sujets profonds qui touchent la condition humaine, la condition de l’africain en Afrique et en Europe. Il parle aussi de l’environement, de la sécheresse, de l’eau, de la faim et de la pauvreté… mais il sait aussi parler de sujet plus léger. Le titre du disque “Laidou“ « celui qui tient parole » est une très belle métaphore pour lui, ce griot “qui détient la parole“ auprès de sa communauté et qui a des qualités de narrateurs et et une intégrité rare.

Madou Zerba joue de la musique wassoulou et Bambana pentatonique et les instruments utilisés pour accompagner son chant sont normalement le violon traditionnel à une corde, le soukou, le M’Bolon, le djembé et la guitare électrique.

Le Kamelen n’goni et le Donzon n’goni sont des instruments pentatoniques, cousins de la Kora. Sortes de harpes-luths traditionnelles à 6, 8 ou 12 cordes fabriquées à partir d’une grosse calebasse qui sert de caisse de résonance, coupée au 3/4 et évidée. L’instrument mesure environ 1m50. Un manche de bois, traverse la calebasse et soutient les cordes en nylon tendues à l’aide d’un chevalet (deux rangées parallèles comme pour la Cora). Les cordes sont fixées à l’aide de mécaniques en bois (méthode traditionnelle) ou en métal (méthode moderne). La calebasse est ensuite recouverte d’une peau d’animal (le plus souvent de chèvre, mais parfois de veau) après avoir été percée d’un trou. Ce trou d’un diamètre d’une dizaine de centimètre laisse sortir le son sur le côté.
Le Kamelen n’goni et le Donzon N’Goni sont 2 instruments qui se ressemble beaucoup mais qui ont des fonctions différentes dans la tradition et donnent 2 genres musicaux qui diffèrent complètement tant du point de vue des rythmes, du répertoire que des occasions de jeu.
le Kamele N’goni est utilisé pour jouer de la musique profane destinée aux jeunes (garçons et filles) et aux femmes, pour des occasions tel que les mariages, baptêmes, anniversaires, l’instrument est né dans les années 60.
Le Donzon N’goni(ou harpe des chasseurs) est beaucoup plus ancien, plus gros et est accordé une quarte en dessous du Kamelen n’goni. Il est souvent accompagné par un chant et une cloche en métal (karagnan) grattées par un clou. Il est utilisé pour jouer de la musique consacrée à la chasse et se caractérise par sa spécialisation dans l’évocation de ses faits: techniques de chasse, pouvoirs occultes du chasseur et du gibier, armes et fétiches, jeux musicaux entre chasseurs, louanges, mais également évocation de la médecine traditionnelle. C’est l’un des trésors de la région du Wassoulo au Mali. C’est un instrument de musique clé de la culture des Griots et du monde des chasseurs, confrérie dont cet instrument est l’emblème.
Accordage : La gamme pentatonique utilisée le plus souvent pour la musique des chasseurs est assez particulière: tonique, seconde majeure, quarte, quinte, et septième majeure. Le Kamele n’Goni joue souvent avec d’autres instruments tel que le balafon pentatonique (le plus souvent une pentatonique mineure) il s’accordera alors comme le balafon.


A Voice from Benares

Mangala Tiwari

2004


Between

Stephan Rigert

2002

«Between» est un projet du percussionniste Stephan Rigert. Une réunion transcontinentale qui pourrait ne ressembler à rien comme la majorité des rencontres musicales entre les traditions et qui pourtant rassemble tout.D’un côté Anindo Chatterjee, frôleur de tabla indien, génie du regard partagé, et Rupak Kulkarni, jeune souffleur de bambou, flûtiste hindoustani qui semble mener conversation lorsqu’il empoigne son instrument. De l’autre, Adama Dramé, djembé burkinabé, qui pince ses lèvres lorsqu’il touche à lame percussive, et Lassana Diabaté enchanteur de balafon malien, le meilleur de sa génération. Et il y a aussi Leon Duncan, bassiste jamaïcain qui respire dans le tempo, Marc Liebeskind, astucieux guitariste genevois. Le combo existe depuis trois jours et il suffit de trois coups du batteur pour que l’ensemble saisisse. La gageure paraît grande de marier sur une même scène des musiciens d’Inde et d’Afrique subsaharienne. Leurs traditions musicales se savent parmi les plus importantes de l’histoire, mais sont aussi lovées aux antipodes l’une de l’autre. Mais entre le djembé, peau de terre, et le tabla, peau d’éther, la relation s’impose. Adama Dramé provoque, de son grand fût, les doigts d’Anindo Chatterjee. Dialogues d’intuition. Le Bernois Stephan Rigert, créateur de fusion depuis plusieurs années, ne s’est pas contenté de jeter là quelques belles intentions. Il a demandé à Marc Liebeskind de composer un répertoire dévolu a cette formation. Une moisson de thèmes ou les timbres se marient, ou les usages de l’improvisation se confrontent. Il faut voir l’articulation fleuve de Lassana Diabaté succéder au phrasé rompu de Marc Liebeskind. Il faut entendre combien ce septet tente de transcender la séduction de la différence. Sept musicalités, plutôt que sept enracinés.” A.R


Ganga Gheet

Vijay Kipur & Kishor Mishra

2003


Ganga Ma


Boya