bio

Marc  Liebeskind a effectué ses classes au conservatoire de musique de Genève, à la Swiss Jazz School de Berne et aussi à New York avec les maîtres de la guitare contemporaine, John Scofield, John Abercrombie et Bill Frisell.

De retour en Suisse en 1985,  il forme le « Marc Liebeskind Quartet » qui entama jusqu’en 1997 un travail sur la dynamique, les contrastes et les formes peu conventionnelles qu’elles soient aux couleurs brésiliennes ou plus urbaines, pour une exploration des timbres et des idées du moment. Un “jazz“ résolument actuel que le groupe jouera sur les scènes de  nombreux festivals de pays européens ainsi qu’en Afrique et au Brésil. Durant cette période, il collabore aussi à de nombreux projets allant du duo au big bands et se consacre à l’enseignement, entre autres aux ateliers de l’AMR. Il se forme également à l’art de la prise de son.

Depuis 1997, son itinéraire musical se poursuit en Afrique au rythme des musiques Mandingue et Wassoulou, rencontre concerts et apprentissage avec des grands maîtres de cette musique, Toumani Diabaté, Bassekou Kouaiyté, Kélétigui Diabaté. Ce travail aboutira à la formation du groupe “ Taffetas “ qui aura une portée internationale, concerts en Angleterre, France, Suisse, Italie, Espagne, Corée du Nord ; Zanzibar et Tanzanie.

Parallèlement, depuis 2000, ce fût la découverte de la musique classique de l’Inde du Nord, où il étudie avec plusieurs maîtres de cette musique durant dix ans . Pour répondre à ses aspirations musicales, il entreprend la modification d’une guitare et  conceptualisait la « Sit-Guitare » sur laquelle il joue depuis, de la musique Hindustany, mais aussi son propre répertoire basé sur des ragas. Pendant cette période, il se produit en Inde et en Europe avec des grands noms de cette musique, Pandit Anindo Chatterjee,  Rakesh Chaurasia, Rupak Kulkarni, pour en citer quelques uns. Il crée le groupe en 2006 « GendeRevolution »  avec le tablaiste de Calcutta Nabankur Battacharia et le violoniste de Bénarès Sukdhev Mishra. Il fonde « Atman Project », un autre trio avec le flûtiste Guillaume Barraud et le tablaiste Prabhu Edouard fin 2009 pour renouer en partie avec son passé jazz.

Toujours parallèlement,  il crée le Nomad Hip Studio avec lequel il se déplace depuis 1998, des enregistrements en Inde, en Afrique et en Europe de plusieurs musiciens et de ses propres productions. Il devient de fait producteur et éditeur et fonde en 2009 le label “New Healing Sounds“.

Concerts et spectacles dans les pays suivants :
Suisse, France, Espagne, Italie, Royaume-Unis, Allemagne, Hollande, Brésil, Cap Vert , Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Niger, Burkina Faso, Corée du Nord, Etats Unis, Australie, Inde, (Calcutta, Delhi, Pune, Goa, Bombay, Bénarès) Tanzanie, Zanzibar.


jazz


inde

Après 20 ans de Jazz, à la recherche de nouvelles sonorités, je découvre, au cours de mon premier séjour à Bénarès, en 1997, la musique classique de l’Inde du Nord (MCIN). L’architecture musicale, associée à la dimension spirituelle de cette musique, sa profondeur ainsi que son développement grammatical produisent chez moi une émotion réelle qui va jusqu’à transformer mes aspirations musicales.

Instrument

L’idée de concevoir une guitare qui puisse répondre à mes aspirations.

·Apprentissage (1997-2007)

Mon apprentissage de la musique classique de l’Inde du Nord ne s’est pas fait sans peine. De par ma formation de musicien et d’enseignant, je partais avec une exigence précise et des attentes réelles. Il m’a fallu rechercher un maître  pendant des années. Au cours de cette quête, j’ai étudié avec Amar Nath Mishra et Raj Ban Singh (sitariste de Bénarès) Vikaj Maharaj (sarod de Bénarès) Vinod Lélé (tablaiste de Bénarès), Sabri Khan (sarangi de Delhi), Roy Chaudury (Sarod) de Delhi et Atul Upaydhe (violoniste de Pune). J’ai, par conséquent, sillonné l’Inde, et vécu à Bénarès, Delhi, Pune, et Calcutta pendant plus de trois ans et demi. Mais ce ne fut, réellement, qu’en 2004, que ma rencontre avec Kushal Das, sitariste de Calcutta, fut déterminante. Ma quête prenait alors tout son sens.

Projet actuel

La musique indienne est une des plus ancienne musique du monde c’est également un outil de médiation pour une réalisation de soi. Pour un Indien, elle est dévotionnelle. Elle est basée sur un système modal. Ces modes ont pour effet d’évoquer des sentiments allant de la joie à la tristesse selon l’occasion, mais aussi selon le moment de la journée. Elle s’appelle Musique Hindoustany ou musique classique de l’Inde du Nord. Cette musique basée sur les “Nava Rasas »(les 9 sensations ou sentiments), raga (mélodie) et Tala (rythme). Il n’y a pas de modulations ou des éléments de structures comme on peut en trouver dans la musique Occidentale. Il est important de noter qu’elle est essentiellement basée sur l’improvisation avec des paramètres similaires au jazz bien que fonctionnant avec une logique différente.

Le concept défini par le RAGA, qui signifie en sanskrit; passion, couleur, et attachement.  Chaque raga est une combinaison particulière de notes, avec des ornementations.  Il est structuré en plusieurs parties :

-Alap : élaboration lente du raga, sans rythme, (pas de tabla) alap signifiant introduction en sanskrit,  L’alap requiert une parfaite connaissance du raga, par ailleurs son exécution est très difficile.

-Jor : ici est introduite une pulsation rythmique de base par l’instrumentiste. C’est le moment caractéristique du passage entre le tempo lent et le tempo medium. Il n’est pas composé de cycles définis est n’est jamais  accompagné par le tabla.

-Jhala : c’est le mouvement  final de l’élaboration de l’introduction, avec un rythme très rapide ou alternent le chikari et les cordes pricipales qui permet des permutations entre le rag et le tala. Cette conclusion est devenue une conclusion obligatoire d’un concert instrumental

-Composition sur cycle rythmique ;   le ¨TABLA¨ (percussions) rentre avec l’instrumentiste, sur un cycle rythmique bien précis, et donne vie au raga, un échange ou dialogue se crée entre les deux musiciens.  jusqu’à parfois arriver à une fin très rapide qui s’appelle aussi Jhala.

Aujourd’hui, le but de mon projet est d’allier la profondeur, la dimension spirituelle ainsi que les paramètres rythmiques et mélodiques intrinsèques aux ragas, avec parfois une écriture tonale, en utilisant mon expérience de compositeur et d’improvisateur de jazz. Je veux aussi associer mes diverses expériences musicales passées et présentes, c’est-à-dire, utiliser  également les paramètres des musiques africaine et occidentale.

Projets indiens

En 2001 le groupe Between, avec Stephan Rigert, fut le 1er projet associé à des musiciens Indiens. Le groupe était composé de 7 musiciens dont  deux musiciens africains, un Jamaïcain, deux indiens et deux suisses). Je suis l’auteur de la majorité des compositions. Et suite à nos tournées en Allemagne et en Suisse, nous avons enregistré le CD « Between».

Depuis 2001, j’ai participé à plusieurs concerts, notamment à Delhi, Pune, Bénarès, Goa et Calcutta avec les musiciens suivants.

2001 Concert à Delhi avec le groupe Tassir, (soufi music)
2002 Concerts à Benares avec Vikaj (sarod) et Apu Maharaj (tabla)
2002-03 Concerts à Bombay avec Rupak Kulkarni (flute) Pradipto Sengupta (mandoline), Amit Satyajit Talwalkar (tabla), Mukul Dongare (drums)
2003 Concert à Hyderabad avec Rakesh Chaurasia (flute) et Bhavani Shankar (Pakawaj)
2004 Concert à Delhi avec le groupe Kashik
2005 Concerts à Goa et Pune avec Julien Di Maiolo (Tabla)
2007 Concert à Bénarès, Calcutta et en Suisse avec Sandip Ghosh et Nabankur Bhattacharia (Tabla)


afrique

Mon périple africain a commencé en 1976, j’avais 20 ans ;  mon premier grand voyage… un autre continent. Mon arrivée à Dakar correspondait à l’arrivée de Giscard, toutes les ethnies du Sénégal était représentées là, dans la rue à danser et à jouer, un moment magique, magnifique, grandiose, qui est resté gravé au plus profond de ma mémoire.
J’y suis resté une année, d’abord au Sénégal puis au Mali et en Côte d’Ivoire, on écoutait Fela à tous les carrefours. Je n’étais pas vraiment musicien à l’époque mais j’ai voyagé tout ce temps avec une guitare…
Plus tard, à Genève une grande attirance pour la danse africaine, rencontre avec Paco Yé, avec qui je prends des cours réguliers pendant 5 ans, Elsa Wolliatson donnait des stages tous les mois un week-end que j’ai suivi assidument. Puis un stage à Bobo Dioulasso fin 1984, je revenais de New York, 15 jours dans une cour à danser 8 h par jour avec le groupe Farafina en entier juste pour nous, merveilleuse expérience.
Entre 1987 et 89, mon premier groupe avec des africains : Djambadon, composition d’un chanteur de Guinée Bissau, Koté Carvalho, réfugié politique. Quelques éléments du groupe… Erik Truffaz, Philippe Ehinger, Serge Zaugg…
Plus rien en rapport avec ce continent  jusqu’à la tournée de mon 4tet en Afrique de l’Ouest en 1997, qui me donne envie d’y retourner. Une bourse pour enseigner me permet d’abord de rester quelques mois à Ougadougou où je fais le son au Wassa, club où défile des musiciens de tous les pays alentours. Je découvre une multitude de musiques différentes, du Ghana de Mauritanie, du Niger, du Mali, une expérience riche en couleur et en son. Je forme un groupe avec le joueur de Kora Mara Diabaté, avec lequel nous nous produiront au Burkina en France et en Suisse.  Je forme un quartet plus jazz avec 3 musiciens virtuoses, Joe Kaiat au piano, Alain  bassiste Camerounais et un batteur togolais dont je ne me rappelle pas le prénom… et  Puis je reste à Bamako où j’habite chez Toumani Diabaté qui m’invite à jouer fréquemment au Dogon, le club où il se produit tous les mercredi soir. J’ai l’immense plaisir de jouer  avec plusieurs grands musiciens mandingues dont Kéletigui Diabaté et Bassékou  Kouyaté.
Après quelques allés retours avec l’Europe,  Je finis par rester une année à Bamako, où je monte mon premier studio, quelques enregistrements, et quelques expériences me font battre en retraite, je réalise assez vite qu’il n’est pas possible de gagner sa vie avec la musique en Afrique.
En 2002  rencontre à Neuchâtel avec Ibrahima Galissa et Christophe Erard, nous formons le groupe Taffetas, nous enregistrons et après quelques périples, nous signons avec le label Most records à Londres. Tournée en Italie, Espagne, Londres, Paris, Corée du Sud, Tanzanie, Zanzibar.